Mon parcours, et pourquoi cette formation a tout changé

Il y a des moments dans une vie où tout arrive en même temps. Pas de façon spectaculaire.
Mais de façon assez intense pour te faire douter de
tout.

J’ai perdu mon emploi. Un emploi que j’aimais profondément. Un travail dans lequel je m’investissais depuis plus de 5 ans, dans lequel je me projetais.

Et quelques mois avant ça, j’ai appris que j’étais enceinte.

Ce double bouleversement a marqué le début d’une période très particulière de ma vie. Une période où les repères tombent. Où les certitudes disparaissent.

Progressivement, certaines personnes que je considérais comme des amis se sont éloignées.


Pas dans le bruit. Pas dans le conflit. Juste dans le silence. Quand j'ai perdu mon emploi. Quand la grossesse a commencé. Quand la vie a cessé d’être “simple” finalement !

C’était pas forcément de la méchanceté. Je dirais plutôt une incapacité à accompagner une version de moi plus fragile, plus vulnérable, moins "disponible".

Le changement, les transitions font ça. Elles nous montrent qui sait rester quand il n’y a plus rien à gagner, plus rien à attendre, plus rien à admirer.

À ce moment-là, j’ai compris que certaines relations étaient liées à une période, pas à une personne.

Et même si ça m'a fais mal, ça m'a appris à me recentrer, à me "débarrasser" de ce qui n’est plus aligné.

J’ai aussi déménagé. À plus de 700 kilomètres. Enceinte de plusieurs mois.

Changer de région, de rythme, d’environnement, alors que mon corps change, que niveau émotionnel je suis fragile, ce n’est pas anodin. C’est un déracinement autant physique qu’intérieur.

Et alors que je pensais avoir déjà traversé beaucoup, la santé s’est invitée dans l’équation: J’ai appris que j’avais une tumeur.

Et comme si cela ne suffisait pas, ma grossesse est devenue compliquée. Très compliquée. J’ai failli perdre mon bébé à deux reprises.


Deux moments suspendus, où le temps se fige, où chaque minute devient une attente, où chaque silence est lourd de sens, littéralement.

Mon corps est devenu un lieu d’inquiétude permanente. Les allers-retours à l’hôpital se sont enchaînés. Les examens. Les avis médicaux.
Les “vous allez devoir rester hospitalisée, on surveille”.

À ce stade, la vie ne se projette plus à long terme.
Elle se vit au jour le jour. Et malgré tout, je me demandais tout le temps :
qu’est-ce que je fais de ce temps qui m’est donné ?

Le moment où j’ai choisi de me relever autrement

Malgré tout ça, j'avais pas envie de baisser les bras. C'était pas de l'orgueil ou du déni.

Mais parce que je sentais au fond de moi que je pouvais pas rester figée dans ce que je traversais.

J’ai commencé à penser à mon fils et je me suis demandé : si l’opération se passe mal, qu’est-ce que je laisse derrière moi ?

Je ne voulais pas seulement des souvenirs et de l'amour. Je voulais une trace, quelque chose qui montre que j’ai essayé.


Que
je ne me suis pas effondrée. Que j’ai construit, même dans la peur de l'incertitude.

J’avais besoin de me sentir accomplie.
Pour moi. Pour mon mari. Et pour mon fils.

À l’origine, je voulais apprendre et me former pour: comprendre comment créer quelque chose à moi. Comment bâtir une entreprise.


Comment ne plus dépendre uniquement de circonstances extérieures.

Quand la maladie est arrivée, quand j'ai perdu de l’énergie, quand mon quotidien est devenu plus lourd, j’aurais pu tout arrêter.

Mais j’ai fait un autre choix.

J’ai décidé d’apprendre. De comprendre. De me former. Je me suis plongée dans la création d’entreprise.


J’ai décidé que j'allais validé un diplôme. J’ai suivi des formations. J’ai étudié. J’ai observé. J’ai essayé.

Pour construire.

J’ai arrêté de voir la formation comme une simple montée en compétences. Elle est devenue un point d’ancrage. Une structure. Un endroit où poser mon esprit quand le reste vacillait.

Apprendre m’a redonné une forme de contrôle.
Pas sur la maladie, ni sur l’avenir. Mais sur ma capacité à avancer,
malgré les épreuves.

Chaque notion comprise, chaque étape validée, chaque échange, était une preuve silencieuse que je pouvais encore construire.

C'est comme ça que je le ressens, encore aujourd'hui.

Ce que la DWA m’a réellement apporté

Ce que la DWA m’a réellement apporté va bien au-delà du contenu de la formation.

Les filles de la communauté y sont profondément à l’écoute.

Disponibles.
Présentes.

Nous ne sommes pas là par hasard.
Chacune porte une raison bien précise.

Certaines veulent créer pour ne plus laisser leur bébé après l’accouchement.
D’autres pour se réinventer après une rupture, un burn-out, un changement de vie.
D’autres encore pour retrouver un sens.

Il y a une bienveillance rare.
Une
compréhension immédiate.

Sans le savoir, cette communauté m’a soutenue dans des moments où je me sentais seule.
Elle m’a rappelé que je n’étais pas en retard.
Juste en transition.

Se former, à ce moment précis de ma vie, a été bien plus qu’un apprentissage technique.



Ça a été un acte de reconstruction.

Aujourd'hui

Aujourd’hui, je continue de construire.


À mon rythme. Avec lucidité. Avec foi.

Je suis une maman. Je suis une épouse.
Je suis une entrepreneure en devenir.

Je sais que tout est possible, pas parce que la vie devient facile,
mais parce que j’ai compris que les outils, la connaissance et l’entourage changent tout.

Je ne suis pas ici pour convaincre.
Je préfère que chacun arrive à sa propre décision, au moment juste.

Parce que ce genre de démarche ne se fait pas sous pression.
Elle se fait quand quelque chose résonne.

Si tu es ici, si tu lis ces lignes, c’est peut-être que toi aussi tu traverses une période de transition.
Peut-être que tu cherches plus qu’une formation.

Peut-être que tu cherches un cadre. Une structure. Une impulsion.

Se former, s’entourer, apprendre à bâtir, peut transformer bien plus qu’un projet professionnel.

Ça peut transformer la manière de se voir, de se relever, d'avancer.

Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin pour reprendre sa place.